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Et si on dansait ?
Une chaude journée de juillet dans un parc animé de la ville. Le soleil se couche sur les
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 Photographie : Katie Brown Les Inner City Sirens font des vagues à l’Exhibition Park de Guelph pendant la tournée ontarienne 2004 de Dusk Dances.
| immeubles avoisinants. Des familles, des promeneurs accompagnés de leur chien, des joggers ralentissent le pas et se joignent à la foule qui écoute un groupe de musiciens. Soudain, la musique s’arrête. Apparaît alors un homme portant un chapeau haut-de-forme et une redingote queue-de-pie. C’est le guide. Il entraîne bientôt les badauds à participer à cinq spectacles de danse se déroulant à divers endroits du parc. L’audience, le milieu environnant et les danseurs, en parfaite harmonie, créent un évènement artistique hors du commun.
Bienvenue à Dusk Dances, un festival de danse en plein air qui rassemble plusieurs communautés pour les initier à la danse contemporaine et traditionnelle et leur faire découvrir le milieu environnant. C’est en 1993, sous la houlette de la danseuse et chorégraphe Sylvie Bouchard que Dusk Dances fait ses débuts dans la beauté naturelle du parc Trinity-Bellwoods à Toronto.
« Dusk Dances offre à un public très varié tout un éventail de styles de danse dans l’environnement insolite d’un parc public. Avec Dusk Dances, je rêvais d’offrir au grand public des spectacles de danse de haut niveau, qui souvent lui sont totalement inconnus. Je voulais rendre cette forme d’art accessible, la faire sortir des salles de spectacles pour en dévoiler la beauté et la puissance. Au fil des ans, Dusk Dances est devenu non seulement un évènement artistique, mais aussi une aventure sociale et culturelle », explique Sylvie Bouchard, codirectrice artistique et conservatrice.
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 Photographie : Omer Yuseker Nova Bhattacharya, danseuse et chorégraphe, exécute une danse indienne traditionnelle.
| Dans le cadre des célébrations qui marquaient sa dixième saison, la Fondation Trillium de l’Ontario a octroyé en 2003 à l’organisme de Toronto une subvention qui lui a permis de partir en tournée l’été suivant dans six agglomérations ontariennes. Plus de 10 000 personnes ont ainsi eu le plaisir d’assister à des spectacles de danse extrêmement variés dans un cadre naturel à Toronto, Kingston, Chatham, Guelph, Deep River, Ottawa et Peterborough.
« Dusk Dances a donné trois spectacles à Guelph que nous avons coproduits », dit Catrina von Radecki, codirectrice artistique et directrice générale du Festival de danse contemporaine de Guelph. « Leur effet sur la population et sur notre festival a été immense. Chaque représentation a attiré de nombreux spectateurs, ce qui a suscité un regain d’intérêt pour la danse en général et des projets locaux comme le nôtre ».
Le succès de cette tournée a corroboré ce que pensait Dusk Dances : pour intéresser de nouveaux publics à la danse, il fallait aller leur présenter des spectacles chez eux, sur place. L’organisme a donc décidé de s’embarquer dans une nouvelle aventure. Il a créé un modèle de spectacle très souple auquel participeraient des groupes communautaires et qui pourrait être monté partout, surtout dans les villes dépourvues d’une infrastructure artistique. En 2005, Dusk Dances a engagé deux chorégraphes du quartier de Jane et Finch pour organiser des ateliers et créer une pièce de dix minutes avec un groupe de jeunes du quartier. Par la suite, cette pièce a été exécutée dans le cadre du programme de Dusk Dances au parc Driftwood, près de Jane et Finch, lors d’un spectacle qui comptait quatre autres pièces professionnelles.
Dusk Dances s’est ensuite lancé dans un projet triennal grâce à d’autres subventions de
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 Photographie : Gary Mulcahey Pendant la tournée ontarienne 2006 de Dusk Dances, la danseuse Angela Deiseach exécute une pièce chorégraphiée par Esmeralda Enrique.
| la Fondation Trillium de l’Ontario. Il a adapté le modèle à cinq autres communautés ontariennes : Kingston, Mindemoya (île Manitoulin), Chatham, Haliburton et Deep River. Là encore, les spectacles de Dusk Dances ont suscité un vif intérêt et beaucoup d’enthousiasme.
Les communautés de l’Ontario ne sont toutefois pas les seules à tirer parti des spectacles de Dusk Dances. L’organisme permet à de nombreux chorégraphes canadiens, connus ou débutants, de présenter leurs œuvres à Toronto. Nova Bhattacharya en est un exemple.
« Faire partie de Dusk Dances est une expérience incroyable », dit-elle. « J’y participe depuis plusieurs années et j’ai fait la tournée de 2004. En tant que danseuse et chorégraphe, je sens immédiatement ce qui accroche le public ou pas, en particulier avec les enfants. S’ils vous regardent en silence, bouche bée, vous savez que votre prestation est bonne ! Dusk Dances lance également un défi aux danseurs et aux chorégraphes en leur demandant de créer des pièces à exécuter en plein air. On a l’herbe comme scène, les arbres, les tables de pique-nique et les poubelles comme décors, les bruits de la nature comme bande sonore. Et, à coups sûrs, tôt ou tard, un chien ou un enfant se joindra à l’expérience artistique ».
Jusqu’à présent, le festival a commandé des pièces de 10 minutes à des chorégraphes de toutes origines, notamment des Premières Nations, de Corée, d’Inde et d’Argentine, ainsi qu’à des danseurs en fauteuil roulant et à des breakdancers. Le répertoire de Dusk Dances est très diversifié quant aux styles et à la culture.
« Dusk Dances est un projet d’envergure », affirme Sanjay Shahani, chef de projet de la FTO. « L’organisme sert la population, car il la réunit dans un lieu public pour la faire vivre à l’heure de la danse. Il encourage aussi les jeunes danseurs et chorégraphes à parfaire leurs talents et leurs compétences en leadership. En découvrant un nouveau public et en suscitant un vif intérêt pour la danse, Dusk Dances encourage l’art de la danse et s’en fait le champion au Canada. Leur succès tient à ce qu’il marie avec bonheur la nature et la culture. Une expérience extraordinaire ».
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SOMMAIRE DE LA SUBVENTION En 2005, la FTO a accordé à Dusk Dances une subvention de 435 000 dollars échelonnée sur trois ans pour la prestation d’un programme de résidence à Toronto, Chatham, Kingston, Deep River, Haliburton et l’île Manitoulin. En 2003, Dusk Dances a reçu une subvention annuelle de 175 400 dollars pour organiser des spectacles de danse en plein air dans six agglomérations ontariennes, dans le cadre des célébrations marquant son 10e anniversaire. | |