Welcome_Top_Logo_Spacer Right_Top_Graphic_Fade
Spacer_Gap_1 Spacer_Gap_2 Spacer_Gap_3
À propos
de la FTO
Organismes
demandeurs
Bénéficiaires
de subvention
Nos
subventions
Nouvelles et
publications
Histoires
de réussites
Partage des
connaissances
Page
d'accueil
 
    
Print This Page
 
 


Conseils pour optimiser la vitesse d’accès



Résumés de recherche
Cliquez pour afficher


Vous voulez devenir bénévoles de la FTO

Bulletin de la FTO
Abonner au bulletin de la FTO Désabonner au bulletin de la FTO
Nouvelles de la FTO


Établir des liens pour un Ontario plus écologique

(g-d) Deb Doncaster et Melinda Zataruk de Ontario Sustainable Energy Association accompagnées des environnementalistes, David Suzuki et Brent Kopperson, Directeur, Windfall Ecology Centre
(g-d) Deb Doncaster et Melinda Zataruk de Ontario Sustainable Energy Association accompagnées des environnementalistes, David Suzuki et Brent Kopperson, Directeur, Windfall Ecology Centre
Le grand mathématicien Archimède pensait qu'avec un levier assez long et le bon point d’appui, il pourrait soulever le monde. À la Fondation Trillium de l’Ontario (FTO), nous n’avons jamais eu d’ambitions d’un tel ordre. Cependant, depuis le début, nous avons la conviction qu’avec les bons outils et le bon positionnement, nous avons le pouvoir d’entraîner des changements à échelle réduite; le genre de changement qui favorise l’apprentissage et donnent la capacité d’agir pour améliorer la qualité de vie dans les collectivités de l'Ontario. 

« La FTO fait tellement plus que de signer des chèques, indique Patricia Else, directrice des programmes de subvention. Elle cherche des moyens de changer les choses. Elle sert à la fois de point de référence et de source de contacts. On peut dire que notre tâche la plus importante consiste à aider les groupes communautaires à établir des liens entre eux pour qu’ils puissent trouver les ressources, les réseaux et les renseignements dont ils ont besoin pour atteindre leurs objectifs. »

Un excellent exemple de la synergie facilitée par la FTO est en train de se produire en ce moment dans le secteur environnemental de l’Ontario. Puisque le monde entier se préoccupe du réchauffement de la planète et cherche à réduire les répercussions qu’a l'être humain sur l’environnement, la FTO s’est tournée vers le secteur de l’environnement afin de créer des modèles de développement et de financement concertés. La FTO joue un rôle de premier plan, non seulement dans le financement de projets écologiques innovants d’intérêt communautaire, mais également dans la recherche active de ces projets et dans le soutien de leur réalisation. Il s’agit d’un engagement ambitieux et de longue durée, mais nous savons que les résultats que nous contribuons à produire permettront de protéger l’environnement pour de nombreuses générations à venir.

« Une demande déposée en 2001 m’a particulièrement enthousiasmée, affirme Nuala Doherty, directrice des programmes provinciaux de subvention. Il s’agissait d’une coopérative qui avait construit une éolienne à Exhibition Place, à Toronto, et qui voulait faire profiter les autres collectivités ontariennes de son savoir-faire. » Le projet a intrigué Mme Doherty, mais elle ne pouvait pas recommander son financement car l'organisation candidate, bien que fonctionnant comme une organisation sans but lucratif, s’était constituée en personne morale avec capital social, une condition qui rendait cette organisation inadmissible selon les règles de la FTO.

Brent Kopperson, Directeur, Windfall Ecology Centre
Brent Kopperson, Directeur, Windfall Ecology Centre
Brent Kopperson, directeur administratif et fondateur du centre Windfall Ecology, se souvient également de sa première rencontre avec la FTO. « Nous nous sommes réunis avec d’autres collègues afin de créer un regroupement de citoyens dont le but était d’essayer de mettre sur pied un certain nombre de projets communautaires d’énergie renouvelable, nous explique-t-il. Certains groupes ontariens se regroupaient pour construire des éoliennes communautaires, et c’est à ce moment qu’on m’a élu pour essayer d’obtenir des subventions auprès de la FTO. »

La décision de faire appel à la FTO avait été bien mûrie. M. Kopperson savait que les organisations naissantes avaient peu d’endroits où s’adresser pour soutenir des idées novatrices n’ayant pas encore fait leurs preuves. Pour lui, la FTO était le chef de file en matière de financement de l’innovation sociale dans la province.  

« C’était ma première expérience concernant les organisations à but non lucratif, poursuit-il. J’étais habitué à traiter avec des bailleurs de fonds ou des prêteurs qui semblaient toujours déterminés à saccager nos propositions de projet. La démarche de la FTO apportait une véritable bouffée d’air frais. La FTO voulait nous aider à réussir. Elle était prête à servir d’organisateur et à travailler avec nous ou avec quiconque ayant une contribution ou un projet intéressant. C’est une démarche qui demande du temps et de l’énergie, et bien peu de bailleurs de fonds semblent disposés à entreprendre une telle démarche. »

En outre, le groupe de M. Kopperson était tout nouveau et n’avait aucun résultat antérieur à présenter. Il lui fallait un demandeur principal qui réponde aux critères de la FTO, qui soit responsable sur le plan financier et qui puisse superviser l’élaboration du projet.

Avec l’aide de Mme Doherty, M. Kopperson et les représentants des autres organisations ont modifié leur demande auprès de la FTO en créant un nouveau demandeur principal : Hearthmakers, un groupe sans but lucratif chargé de fournir du carburant en vrac aux plus démunis. Grâce à cette nouvelle structure, ils ont réussi à obtenir une subvention de la FTO de près de 93 800 $ sur un an afin de réaliser des études de cas et des modèles en vue de produire de l'énergie renouvelable dans dix collectivités de l'Ontario.

Le projet a connu un immense succès. Il a d’ailleurs été suivi d’ateliers aux quatre coins de la province au cours desquels des membres de la collectivité se sont réunis afin de créer des coopératives en matière d’énergie.

« Grâce à cette subvention d’un an, ils ont pu démontrer que la collectivité s’intéressait à leur projet et qu’ils étaient capables de gérer les sommes d’argent qu’on leur attribuait », ajoute Mme Doherty. Lorsque le consortium a renouvelé la demande de financement en 2002, les discussions se sont concentrées sur la manière de faire avancer le projet.

« Nous avons essayé de déterminer comment le groupe pouvait améliorer son organisation pour devenir un meilleur candidat pour la FTO, poursuit-elle. Nous voulions en faire une organisation solide et bien structurée avec des responsabilités et des rôles bien établis, des réseaux communautaires en place et de bonnes politiques fiscales. »
 
Cette année-là, la FTO a octroyé 445 500 $ sur trois ans à la toute nouvelle Association d'énergie soutenable d'Ontario (AÉSO). Il s’agissait d’une des subventions les plus importantes que la Fondation ait jamais attribuée.

« Les petits ruisseaux font les grandes rivières », se souvient M. Kopperson au centre Windfall, à l’époque président de l’AÉSO. La subvention de la FTO les a aidés à sensibiliser le public concernant les pratiques liées aux énergies renouvelables. L’AÉSO a ensuite été en mesure d’inciter l’Ontario Power Authority à mettre en œuvre son Programme d’offre standard sur l’énergie renouvelable qui soutient la production d’énergie renouvelable à petite échelle. « En raison de la mobilisation de citoyens que nous avons suscitée, l’AÉSO a même été engagée par le ministère provincial de l’Énergie afin de lui soumettre des recommandations en matière de politiques », ajoute-t-il.

À ce jour, les membres de l’AÉSO ont participé à plus de 40 projets de coopérative liés aux énergies renouvelables dans toute la province, ouvrant ainsi la voie en matière d’énergie avec l’énergie solaire, les parcs éoliens et les technologies de biomasse. Le Centre d’écologie de Windfall, le projet dont s’occupe M. Kopperson actuellement, a lui aussi reçu une subvention de la FTO et s'est transformé en une initiative de 40 millions de dollars. Aujourd’hui, le centre soutient les projets communautaires de conservation, comme le projet de 20 MW du parc éolien Pukwis, situé près du lac Simcoe et dont l'élaboration est assurée par la Première Nation Chippewas de l’île Georgina.
 
« En 2007, le conseil d’administration de la FTO a injecté 2 millions de dollars dans une nouvelle initiative, le Fonds pour l’avenir, destiné à renforcer au cours de sa première année de mise en œuvre les répercussions qu’ont les organisations ontariennes œuvrant pour l’environnement, explique Pat Else. Nous l’avons traitée comme une demande de propositions, en adressant des annonces aux organisations que nous connaissions dans ce secteur. » Sur les 140 organisations ayant reçu l’annonce de la FTO, 90 ont répondu.

« Nos services de consultation et nos efforts d’établissement de relations ont vraiment porté leurs fruits, poursuit Pat, et nous espérons qu'à leur tour, ces résultats se traduiront en quelque chose de positif pour l’environnement. L’avenir nous le dira. Mais lorsqu’on voit des éoliennes dans la ligne d’horizon de Toronto ou le long du lac Simcoe, on sait que la FTO y est pour quelque chose. C’est un changement positif, marqué par la réussite et profitable à l’environnement, et il est attribuable en partie à la Fondation. »

 


  



La Fondation Trillium de l’Ontario relève du gouvernement de l’Ontario.