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L’importance des communautés


L. Robin Cardozo


Notes d’allocution de
L. Robin Cardozo, chef de la direction, La Fondation Trillium de l’Ontario
Conférence « L’importance des communautés » du comté de Huron
Le 28 mai 2008, Brussels, comté de Huron


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 (PDF 44 kb)


Bonsoir et merci de votre accueil si chaleureux.  
 
Merci également de m’avoir invité à la conférence sur « L’importance des communautés » dans le comté de Huron. S’il est une initiative à laquelle la Fondation Trillium de l’Ontario est vraiment contente de participer, c’est bien l'initiative sur «L’importance des communautés» de Centraide.  Je suis donc très heureux d’être en mesure de rencontrer quelques-uns des partenaires et des participants de cette initiative dans le magnifique comté de Huron. 

Tout d’abord, quelques mots à notre sujet. La Fondation Trillium de l’Ontario (FTO), qui est un organisme du gouvernement de l’Ontario, a été créée il y a 26 ans. Son mandat est de favoriser l’épanouissement de communautés saines et dynamiques. Pour ce faire, elle accorde des subventions à des organismes de bienfaisance enregistrés et à des organismes sans but lucratif qui œuvrent dans quatre secteurs : arts et culture, environnement, sports et loisirs et services sociaux. Les subventions que le gouvernement octroie à la Fondation se montent cette année à 110 millions de dollars. 

Un fait mérite que je le mentionne aujourd’hui : avec ses 15 bureaux régionaux situés à l’extérieur de Toronto, la Fondation est présente dans tout l’Ontario. Dans chaque région, nous avons du personnel ainsi qu’un comité formé de bénévoles locaux, appelé équipe d’évaluation des demandes de subvention. Dans la région de Grey, Bruce, Huron et Perth, nous sommes représentés par ma collègue Wendy Dempsey, dont le bureau se trouve à Listowel, et Kathleen Pletsch, que beaucoup d’entre vous connaissent dans doute, préside notre formidable équipe d’évaluation des demandes de subvention.

Inutile de vous dire que nous avons beaucoup de chance que le gouvernement nous accorde d’importantes subventions.  Toutefois, comme vous pouvez l’imaginer, nos fonds sont très en demande.  Dans la plupart des régions de la province, la FTO est l’un des principaux bailleurs de fonds du secteur à but non lucratif et c’est aussi elle qui accorde souvent des fonds de lancement à de nouvelles initiatives. Avec des critères de financement aussi vastes et face à cette forte demande, comment choisissons-nous les propositions auxquelles nous apportons notre soutien ?

Nous appliquons un processus de prise de décisions rigoureux et examinons minutieusement le mandat d’un groupe et son rendement antérieur.  Nous étudions sa structure organisationnelle et sa situation financière. Nous déterminons si la collectivité tirera de nets avantages du projet.  Nous recherchons des preuves de participation et de soutien communautaires, et voyons si le groupe a l’habitude de travailler de concert avec d’autres.

Travailler ensemble. Collaborer. Établir des partenariats. Ce sont les thèmes de cette conférence, et ceux qu’on m’a demandés d’aborder aujourd’hui.  Je voudrais, néanmoins, prendre la liberté d’étoffer ces thèmes pour parler du secteur du bénévolat dans les petites villes et les régions rurales de l’Ontario.

Je suis heureux de vous dire qu’à la FTO, nous nous intéressons beaucoup à la vie communautaire dans les petites villes, ce qui nous a menés à effectuer une étude de recherche, qui nous a permis de nous entretenir avec des douzaines de personnes dans six petites communautés de l’Ontario. J’ai pensé que vous aimeriez connaître quelques faits saillants de cette étude de recherche, intitulée Small Towns: Big Impact (Petites villes - Grand impact). Au cours de l’étude, nous avons analysé de nombreuses données sur les difficultés auxquelles se heurtent les petites villes de la province, particulièrement à propos du bénévolat dans les petites communautés. 

Ce soir, j’aimerais vous faire part de :

• quelques exemples remarquables de collaboration ;
• de ce que nous avons récemment appris à propos des difficultés et des possibilités dans les petites communautés ;
• et j’aimerais conclure par quelques observations et des questions de nature générale auxquelles vous pourrez réfléchir. 

Mon premier exemple, je le prendrai ici même dans le comté de Huron, avec la collaboration des organismes Centraide des régions d’Huron, de Perth, de Grey-Bruce et du sud de la baie Georgienne pour établir un portail des services bénévoles sur Internet. Je suppose que la plupart d’entre vous ici présents a entendu parler de cette initiative qui a été récemment lancée.  Elle représente un échange d’opportunités pour les bénévoles et les organismes à but non lucratif dans chacune de ces communautés, ainsi qu’une source d’information sur le bénévolat. Il y aura prochainement une section spéciale destinée aux élèves du palier secondaire qui cherchent à effectuer leurs 40 heures de travail communautaire. La FTO était très heureuse de pouvoir appuyer cette initiative, car elle se situe non seulement au cœur de sa mission, à savoir bâtir des communautés saines et dynamiques, mais qu’elle représente aussi un excellent exemple de collaboration entre plusieurs communautés.

Mon second exemple, je le prendrai aussi ici même dans le comté d'Huron. Il s’agit de la Spokes Collaborative, que dirige la Huron Business Development Corporation. La subvention de la FTO visait à établir un outil d’apprentissage en ligne qui marche bien dans les comtés de Grey et de Bruce. Cet outil en ligne ouvre des possibilités d’apprentissage et contribue aux objectifs en matière de développement économique, soit l’acquisition de compétences et le maintien des travailleurs dans la région.  La Huron Business Development Corporation travaille de concert avec une vaste gamme d’entreprises et d’organismes à but non lucratif de la communauté et a réussi à obtenir le soutien des secteurs privé et public.  Un autre bel exemple de collaboration communautaire que la Fondation a été très contente d'appuyer.  Au cours de notre étude, on nous a dit très clairement qu'il fallait retenir les travailleurs dans une communauté.

L'exemple suivant a trait aux partenaires des comtés d’Huron et de Middlesex qui travaillent de concert pour rétablir les terres humides du bassin hydrologique de la rivière Ausable.  L’initiative « Healthy Headwaters », qui a été récemment annoncée, regroupe le Middlesex Stewardship Council, l'Ausable Bayfield Conservation Authority, Huron Stewardship Council et Canards Illimités Canada. Cette initiative, à laquelle participeront les propriétaires fonciers, protégera et améliorera les terres humides de trois grandes rivières dans les comtés d’Huron et de Middlesex. En outre, elle sensibilisera le public aux problèmes et incitera les membres de la communauté à se porter bénévoles.  Le projet vise à améliorer la qualité de l'eau et l'environnement des plantes et des animaux aquatiques. Des objectifs extrêmement importants et une initiative conjointe primordiale. 

Dans le comté avoisinant, le Dufferin Social Prosperity Project est un autre exemple de projet de collaboration encore plus impressionnant, car il regroupe huit communautés locales distinctes qui n'ont pas toujours eu des relations de collaboration.  Leur objectif : élaborer et mettre en œuvre un plan d'action pour la prospérité à l'échelle du comté.  Sous la direction de Community Living Dufferin, les intervenants comptaient des organismes communautaires, des entreprises, la police, le milieu de l’éducation et des citoyens concernés – en somme un vaste éventail de partenaires communautaires. Le processus de consultation a été laborieux, mais les résultats ont été remarquables.  Le mois dernier, par exemple, le programme a regroupé des jeunes de toutes les communautés pour discuter des questions les concernant, et vous ne serez pas surpris si je vous dis que le manque de transport est apparu comme un grave problème.  

Le moment semble opportun pour faire état de quelques avantages et difficultés indiscutables d'une bonne collaboration. Les avantages ? La vitalité d'opinions différentes, les bénéfices de conjuguer les ressources, la réduction possible des chevauchements et un attrait, y compris à l'égard des bailleurs de fonds.

Et les difficultés ? Bâtir la confiance, faire le tri entre les questions de pouvoir et de contrôle, les styles de travail différents et une autre difficulté dont nous entendons souvent parler : le manque de temps.  Des difficultés qu'à mon avis, nous connaissons tous. Pourtant, je suis sûr que vous serez d'accord avec moi pour dire que lorsque la collaboration marche, les avantages l'emportent sur les difficultés.

En m'appuyant sur ces exemples de collaboration communautaire et en gardant à l'esprit les avantages et les difficultés, je voudrais me tourner vers certains des résultats de la recherche que j'ai mentionnée plus tôt – notre projet « Small Towns, Big Impact » (Petites villes - Grand impact).   
 
Dans ce que nous avons appris, certaines choses laissent à réfléchir, mais comme je suis quelqu'un qui considère constamment que le verre est à moitié plein… pour moi toute difficulté est source de possibilité.  Notre étude, en fait, a révélé que, dans toute la province, des organismes à but non lucratif mettent sur pied des stratégies uniques pour ériger des ponts qui embrassent les défis.  Je suis sûr que nos constatations trouveront un écho parmi vous.

Nous avons appris que les petites villes de l’Ontario font face à des difficultés dans quatre secteurs clés : la restructuration économique; les transformations démographiques; les niveaux d'études et l’accès aux services.  Je traiterai brièvement de chacun d’entre eux. 

Premièrement, l’économie. Les petites communautés se rendent compte qu’elles ne peuvent pas toujours compter sur les vieux dispositifs qui ont fait marcher l'économie locale. Cette situation est surtout vraie dans le Nord, où de nombreuses villes n'ont qu'une seule industrie et sont axées sur les ressources.  Pour pallier cette situation, de nombreuses communautés diversifient leur économie ou s’efforcent de remplacer des industries moribondes.   

Deuxièmement, la démographie.  Nous, les Canadiens, sommes devenus une nation en mouvement et cette mobilité a eu des conséquences sur la composition des petites et des grandes villes. Selon notre étude, la population de nombreuses petites communautés est en baisse et vieillit plus rapidement que dans la province en général.  Je suis convaincu que la tendance qui veut que les jeunes, attirés par les lumières de la grande ville, continuent de quitter les petites villes ne vous est pas inconnue.

Troisièmement, l’éducation.  On nous a fait part de préoccupations à propos de l'accès à l'éducation et à des programmes de formation. Nous nous sommes rendu compte que le niveau d'instruction était en moyenne plus faible, situation qui découle de toute évidence du manque de débouchés.  Résultat : les employeurs éprouvent souvent des difficultés à trouver, à attirer et à garder des travailleurs pour occuper les nouveaux postes axés sur le savoir.

Et quatrièmement, l’accès aux services.  Les inquiétudes portent sur l'accès à des capitaux, en particulier pour les infrastructures, à des soins de santé, à l'éducation postsecondaire, au transport public et à la technologie, comme l'accès Internet haute vitesse … quelque chose que beaucoup de citadins tiennent pour acquis.

Lorsque, dans le cadre de notre étude de recherche, nous avons spécifiquement étudié les questions concernant le secteur du bénévolat dans les petites villes, nous avons à nouveau mis au jour quatre préoccupations générales : financement et durabilité, épuisement des bénévoles, conservation des dirigeants et pénurie des jeunes bénévoles.

Premièrement, l'aspect financier.  Les organismes à but non lucratif ont très peu de choix en matière de financement, et il arrive fréquemment que la Fondation Trillium de l’Ontario soit en réalité ou dans leur perception l'une des rares sources de financement disponibles. Nous avons trouvé que ce sont des fonds d'immobilisation qui sont particulièrement nécessaires. La durabilité, de son côté, représente un défi permanent, en raison de l'insuffisance des fonds.

Deuxièmement, l'épuisement des bénévoles – une expression que nous avons tous entendue et sans doute vécue personnellement à un moment donné !  Nous n'avons donc pas été surpris lorsque notre étude a révélé que, dans les régions rurales, la plupart des travaux de bénévolat est effectuée par un nombre relativement petit de personnes.  Le recrutement de nouveaux bénévoles, et leur maintien, sont dans de nombreux cas une lutte de tous les instants. 

Troisièmement, le leadership.  Comme dans le cas des bénévoles, les dirigeants qui siègent à des commissions ou acceptent de jouer des rôles de premier plan dans la communauté s'épuisent à la tâche.  Afin de garder ces chefs de file, il faut répartir le volume de travail et offrir des possibilités de développement suffisantes.

Et enfin quatrièmement, les jeunes Canadiens, ce n'est pas un secret, quittent les petites villes pour les grandes villes.  Selon notre étude, les jeunes âgés de 15 à 24 ans sont sous-représentés dans la population rurale.  Pendant les consultations sur « L’importance des communautés » de Centraide dans chaque région de la province, les inquiétudes que suscite cette tendance ont également fait surface et je suis convaincu que la situation n'est pas différente dans le comté d'Huron.

Cela dit, j'ai pensé que ce que dit David Foot, le réputé démographe et auteur de « Boom Bust & Echo », à propos de cette tendance vous intéresserait :

« Si les jeunes, attirés par les lumières de la grande ville, quittent vraiment les bourgades de l'Ontario, ce n'est pas une nouvelle tendance.  Cela dure depuis des générations.  Certains jeunes reviendront.  Les communautés auraient avantage à prévoir cette éventualité et à rester en contact avec ces jeunes pour pouvoir les faire participer à la vie communautaire lorsqu'ils reviennent dans la trentaine pour élever leur famille, voire plus tard lorsqu'ils atteignent l'âge de la retraite. »

Ainsi donc, le vrai défi est non seulement d'attirer et de garder des bénévoles, mais aussi de former la prochaine génération de dirigeants bénévoles. Pourtant, comme je l'ai dit, qui dit défi, dit ouverture nouvelle.  J'aimerais vous faire part de quelques histoires encourageantes survenues dans toute la province…

…des histoires qui offrent des solutions novatrices pour régler des problèmes courants...
…des histoires qui n'arriveraient pas sans des dirigeants déterminés et des bénévoles dévoués.

Mon premier exemple sera celui de Kenora, ville du nord-ouest de l’Ontario où la FTO a contribué à l'accroissement et la réhabilitation des pistes et installations de ski de fond, projet qui a entraîné un boom inattendu du tourisme. La Kenora Nordic Trails Association, que dirigent des bénévoles, a fait une demande de subvention pour améliorer les installations pour les skieurs de la région.  Il n'avait pas la moindre idée à ce moment-là que cet investissement aiderait à diversifier et à consolider l'économie locale.

Pour commencer, l'amélioration du réseau de sentiers a attiré un championnat de ski de niveau régional, les Manitoba Provincials. Un hôtel a signalé que, pendant le championnat, non seulement il affichait complet, mais qu'il a dû agrandir sa salle de banquet pour accueillir tous les invités. 

Grâce en partie au championnat de ski, la réputation du réseau de sentiers a tellement grandi que Kenora se présente aujourd'hui comme une destination vacances de ski dans le nord de l'Ontario et au Manitoba.  Le nombre de personnes qui achètent des forfaits pour faire du ski à Kenora étant à la hausse, les détaillants et les hôtels continuent de tirer parti de l'afflux de touristes.  

Une deuxième histoire – il y a environ deux semaines, j'ai eu l'occasion de visiter Cobourg, une petite ville située à 120 kilomètres à l'est de Toronto. La section locale d'Habitat pour l’humanité avait un surprenant projet en cours : une immense équipe de jeunes bénévoles, 250 en tout, remettait à neuf la maison d’une famille démunie. Ces jeunes, qui venaient de tout le comté de Northumberland, voire d'autres régions du Canada, avaient répondu à un appel lancé sur Internet.  Ce qui m'a frappé à propos de cet incroyable projet c’est qu'on entend souvent à quel point il est difficile de trouver des jeunes prêts à s'impliquer, que les jeunes quittent leur communauté et voilà que, dans une ville relativement petite, cette initiative avait réussi à recruter 250 jeunes bénévoles Canadiens pleins d'enthousiasme.

Ailleurs, des bénévoles construisent des ponts au sens propre et au sens figuré.  J'ai noté plus tôt que des fonds d'immobilisation pour construire des infrastructures étaient en forte demande.   J'aimerais vous dire un mot sur la Menesetung Bridge Association à Goderich, une association sous la direction de bénévoles pas très loin d'ici.  Son projet d'infrastructure a servi à sauvegarder une architecture historique et à renforcer la fierté civique.

La FTO a financé les travaux de restauration du pont Menesetung, qui a célébré son 100e anniversaire l’an dernier.  Le pont, véritable bijou architectural, relie la ville à un sentier de randonnée de 13 miles de long qui est très utilisé.  Apparemment, tous les ans, quelque 12 000 cyclistes et randonneurs pédestres empruntent le pont.

Certes, la FTO a apporté son appui aux travaux de restauration du pont, mais le soutien de la communauté à cet égard a été également considérable.  Sur chaque planche, sur chaque rambarde est inscrit un nom. Peut-on penser à mieux quand il s'agit de prendre les choses en charge pour trouver une solution ! Avec un peu de chance, et grâce à des bénévoles dévoués, espérons que le pont restera debout pendant encore au moins un siècle.

Initiatives et solutions novatrices. Quelquefois, les solutions sont associées à des objets, comme pour le pont Menesetung.  Quelquefois, elles sont associées à des personnes, comme c'est le cas pour le groupe de partenaires qui participe, dans un esprit de collaboration, à la Spokes Collaborative ici dans le comté d'Huron.

Quels sont certains des thèmes qui ressortent de ces histoires ?  Alors que je m'apprête à conclure, j'aimerais suggérer quelques questions :

1. Partage des ressources… collaboration… partenariats peuvent être extrêmement puissants, si un esprit de collaboration anime les organismes.  Des occasions comme cette conférence représentent, selon moi, le moment idéal pour nous parler de la meilleure façon de partager nos ressources, dont nos bénévoles, nos fonctions administratives, les locaux loués ou notre personnel rémunéré.  Est-ce que un nouveau mode de collaboration peut mener à un meilleur déploiement des rares ressources communautaires ? 

2. S'il est difficile de conserver des bénévoles à des postes de leadership et de gestion, on entend pourtant de nombreuses histoires sur des personnes qui se précipitent pour aider des projets novateurs, stimulants et ponctuels. Comment peut-on amener ces mêmes personnes à rester jusqu'au bout d'un projet dans lequel elles se sont engagées ? Combien de fois leur posons-nous la question ?

3. Des changements démographiques sont en cours. C'est un fait indéniable.  David Foot nous met au défi de rester en contact avec les résidants qui s'en vont (Internet pourrait s'avérer un outil utile à cet égard) et de nous efforcer des les ré-impliquer quand ils reviennent pour fonder une famille ou prendre leur retraite.   Décryptons-nous suffisamment ces possibilités ?

4. Attirer une nouvelle génération de jeunes bénévoles est l'un des plus importants investissements que nous puissions faire dans l'avenir … même si ces bénévoles ne restent pas toujours très longtemps.  Pouvons-nous trouver des travaux stimulants à faire pour les bénévoles afin qu'ils acquièrent de nouvelles compétences et aptitudes, aient des occasions d'établir des contacts sociaux et s'impliquent dans la communauté ? Savons-nous vraiment ce qui les attire ?  Le leur avons-nous demandé récemment ?

Enfin,

5. Avons-nous sérieusement réfléchi aux changements qui, comme nous le savons, se préparent ? La population de plus en plus vieillissante du Canada… une immigration continue en provenance d'autres pays et des nouveaux arrivants qui s'installent dans les villes, et qui ont ce qu'il faut pour contribuer à la vie des petites communautés… des nouvelles technologies en évolution rapide … des prix de carburant à la hausse … des changements climatiques … tous ces changements surviendront.  On peut choisir d'y voir des obstacles insurmontables ou on peut choisir d’y voir des occasions de travailler ensemble pour continuer à bâtir des communautés saines.

En conclusion, je voudrais donc saluer les bénévoles et les dirigeants communautaires dont la contribution est immense.  La collaboration se porte bien dans le secteur à but non lucratif. Dans tout l’Ontario, des communautés comme la vôtre mêlent conscience sociale et revitalisation économique et obtiennent de fantastiques résultats. 

L'importance, la mission et l'emplacement des organismes des secteurs bénévole et à but non lucratif varient, mais ils ont trois éléments essentiels en commun : un fort leadership, avec un style axé sur la collaboration et une approche novatrice. Grâce à toutes les personnes déterminés dans ces secteurs, de superbes choses surviennent tous les jours, dans les grandes et les petites communautés de tout l’Ontario.

Merci.






La Fondation Trillium de l’Ontario relève du gouvernement de l’Ontario.