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Au seuil d’un avenir meilleur
Il n’y a qu’un seul préalable à l’inscription au programme Ready to Work de la Threshold School of Building de Hamilton : les élèves doivent manifester leur volonté de travailler fort tous les jours et durant toute la journée. Mais cette exigence est douce à l’oreille de la plupart des personnes âgées de 18 à 30 ans qui sollicitent l’admission à l’école.
« Le programme Ready to Work est destiné aux jeunes qui sont au-delà des établissements d’enseignement traditionnels, précise John Sustersic, directeur général de la Threshold School of Building. La plupart sont des décrocheurs qui n’ont pas les préalables requis pour fréquenter un collège communautaire. Certains sont aux prises avec des difficultés d’apprentissage, d’autres sont prestataires d’assistance sociale, et d’autres encore sont cantonnés dans des emplois à salaire minimum. Ce qu’ils ont en commun, c’est qu’ils veulent tous une chance de changer le cours de leur vie. »
Et voilà exactement ce que le programme Ready to Work offre à ces jeunes grâce à une subvention de la Fondation Trillium de l’Ontario. Durant les huit semaines du cours, les élèves reçoivent une formation de base en milieu de travail sur l’encadrement, la pose de cloisons sèches, ainsi que des compétences en électricité et en menuiserie. Ils peuvent également bénéficier d’un enseignement complémentaire en mathématique et d’un apprentissage de la sécurité au travail, du Système d’information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT) et du secourisme. Vers la fin du cours, des bénévoles préparent davantage les participantes et participants au marché du travail en les aidant à rédiger leur curriculum vitæ et leur lettre d’accompagnement, et à développer les habiletés nécessaires pour passer une entrevue.
« L’enseignement de compétences pratiques ne constitue que la moitié de notre objectif, dit Tricia Burney, coordonnatrice de l’éducation à Threshold. Les enseignants et les bénévoles inculquent également l’importance de la ponctualité et d’une solide éthique professionnelle. Il ne s’agit pas seulement d’obtenir un emploi. Il faut aussi garder l’emploi et envisager une carrière pour la vie. Nous donnons même des ateliers sur la nutrition et remettons aux étudiants des laissez-passer au gymnase local YMCA, car ce mode de vie est exigeant du point de vue physique. S’engager dans une longue carrière veut dire savoir se tenir en santé et en bonne condition physique. »
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 (g-d) Dan Myler, Lori Dupuis, Miles Lapenotiere et Barry Gillmore travaillant à la restauration du Playhouse Theatre for City Kidz.
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Au terme du cours, les participantes et participants, comme Lori Dupuis âgée de 29 ans, se trouvent munies de nouvelles connaissances et de compétences pratiques.
«L’école nous envoie dans le monde avec des bottes de construction, des lunettes de sécurité et deux ensembles de vêtements de travail, dit-elle. On nous donne aussi 125 $ pour acheter les outils dont nous aurons besoin pour exercer le métier que nous avons choisi et la confiance nécessaire pour entreprendre une telle aventure. »
Avant de suivre le programme Ready to Work, Lori travaillait à un café de son quartier et élevait trois jeunes enfants. Elle voulait davantage.
« Je voulais une carrière, déclare-t-elle. Je voulais m’occuper à quelque chose que j’aime et que je serais fière de faire. »
Le programme remporte beaucoup de succès. Des dizaines de jeunes qui ont terminé le programme, 80 pour cent ont trouvé un emploi. Plusieurs travaillent comme apprentis de façon à obtenir leur certification dans des métiers spécialisés.
Le haut taux d’emploi découle en partie du fait que les étudiants apprennent et acquièrent de l’expérience en travaillant à de vrais projets de construction qui profitent à la communauté locale. Le Home Ownership Affordability Partnership (HOAP) fait partie de ces projets. Ainsi, la Threshold School of Building et le HOAP achètent des maisons délabrées du centre-ville et les transforment en foyers attrayants et abordables pour les familles à faible revenu. Ce travail se fait grâce à des dons de fonds et de matériel de construction, ainsi qu’aux efforts et à l’engagement des étudiants et des bénévoles de Threshold.
Plusieurs de ces bénévoles ont suivi l’un ou plusieurs des cours de Threshold destinés au grand public, notamment le cours de neuf semaines sur l’entretien ménager en général. Cette formation permet à des hommes et des femmes de tous les âges d’acquérir des habiletés en menuiserie, en électricité, en plomberie et en pose de cloisons sèches.
« La Threshold School of Business a reçu des fonds de la FTO parce que ses programmes profitent à toute la communauté, affirme Susan West, chef de programme de la région du Golden Horseshoe. Les jeunes gens défavorisés ou sous-employés ont ainsi la chance d’entreprendre une carrière et de se faire un avenir. Les quartiers délabrés reçoivent le coup de pouce dont ils ont besoin. Et les familles à revenu modique réalisent leur rêve de devenir un jour propriétaire. En fait, tout le monde y gagne. »
Lori Dupuis est aussi sortie gagnante de l’expérience. Elle compte travailler comme encadreuse et poseuse de cloisons sèches jusqu’à ce qu’elle ait terminé le cours de physique de 12e année. Ensuite, elle deviendra électricienne.
« Le programme a changé ma vie. J’envisage maintenant avec enthousiasme l’avenir qui nous attend, moi et mes trois petits garçons. »
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SOMMAIRE DE LA SUBVENTION En 2004, la Threshold School of Building a reçu de la FTO une subvention de 175 000 $ échelonnée sur trois ans dans le but d’élaborer et de mettre en application des cours de construction et de participation bénévole. | |