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Les enfants des quartiers défavorisés s’amusent lors d’excursions pédagogiques dans les milieux humides

Quand on parle de milieux humides, beaucoup de gens pensent aux canards. Pourtant, les milieux humides ont des fonctions importantes pour nous tous : ils filtrent l’eau que nous buvons, abritent plus de 600 espèces fauniques, contrôlent les effets de la sécheresse et des inondations, et peuvent libérer et emmagasiner les gaz à effet de serre. Les milieux humides offrent par ailleurs d’extraordinaires possibilités éducatives et récréatives. Lorsque Canards Illimités Canada (CIC) a parlé de tout cela à la Fondation Trillium de l’Ontario (FTO), celle-ci a tendu l’oreille !

Logo Project Webfoot
« CIC et la FTO savent que les élèves d’aujourd’hui sont les leaders de la conservation de demain », déclare Janice Eales, collaboratrice au développement, CIC. La société CIC s’adresse aux enfants par le biais de son programme pédagogique primé Sur la piste des marais. Créé en 1998, Sur la piste des marais captive l’intérêt des enfants en leur proposant des activités distrayantes et interactives, et en sensibilisant par la même occasion les petits ontariens de 4e année à l’importance des milieux humides pour l’environnement et à la place essentielle qu’ils occupent dans leur vie. Sur la piste des marais fournit aux enseignants de 4e année la documentation et les ressources pédagogiques dont ils ont besoin pour faire un cours de science sur les milieux humides. Sur la piste des marais finance également les excursions pédagogiques à des milieux humides locaux. Des guides-interprètes dirigent l’excursion et les enfants font de la pêche au carrelet, apprennent à reconnaître les invertébrés et prennent part à des activités et jeux éducatifs.

Dessin
En 2005, la FTO a accordé une subvention initiale de 90 000 $ pour qu’on puisse offrir cet intéressant programme à un plus grand nombre de classes à Toronto. En 2006, la FTO a octroyé une subvention additionnelle de  26 000 $ pour permettre à 20 autres classes de London de bénéficier du programme Sur la piste des marais et pour engager un coordonnateur provincial.

« En collaboration avec les conseils scolaires, CIC choisit les écoles des quartiers défavorisés en situation de risque qui profiteraient le plus du programme Sur la piste des marais. À l’heure actuelle, on met l’accent sur de grandes villes telles que Ottawa, Toronto et London car CIC estime que les enfants des quartiers défavorisés ont rarement l’occasion d’explorer des milieux naturels, ce que beaucoup d’entre nous prennent pour acquis », précise Janice Eales. « Explorer pour de vrai des milieux humides et participer aux activités prévues suscitent chez les jeunes un sentiment d’émerveillement et leur fait prendre conscience de leur propre pouvoir et de l’impact qu’ils peuvent avoir sur l’environnement », ajoute cette dernière. Pour ces enfants, toute nouvelle expérience leur fait découvrir des possibilités qui font la plupart du temps défaut dans leur vie souvent précaire.

Les commentaires suivants, faits par des élèves et des enseignants, témoignent de l’effet positif du projet Sur la piste des marais :

Dessin
« La plupart de nos élèves vivent en appartement et ont rarement l’occasion de visiter un milieu naturel tel que Kortright. Ils étaient si heureux d’explorer le marais et d’apprendre toutes sortes de choses sur les espèces qui y vivent. Depuis qu’ils comprennent mieux l’interdépendance des espèces, nombre d’entre eux sont beaucoup plus respectueux de la nature. » Enseignante de 4e année (Toronto) dont la classe a participé à une excursion pédagogique organisée dans le cadre du programme CIC.

« L’excursion pédagogique était formidable ! J’espère que la classe de l’année prochaine aura les ressources nécessaires pour faire une autre sortie aussi  intéressante ! »  Élève de 4e année (Toronto)

« Les enfants ont pu découvrir sur le vif ce dont nous avons parlé en classe (et) les moniteurs du programme ont utilisé tous les termes figurant dans les attentes du ministère de l’Éducation. C’est ce qu’il leur faut ! Ils ont besoin de participer directement aux activités pratiques pour avoir vraiment du plaisir.» Enseignante de 4e année (Peterborough )   
 
« La visite, qui fait découvrir aux élèves les milieux humides et les habitats, s’est avérée être une merveilleuse expérience pour nos élèves qui ont peu souvent l’occasion de s’aventurer au-delà de l’univers bétonné de notre quartier à Toronto. » Directrice, Toronto.

« Grâce au généreux soutien de la Fondation Trillium de l’Ontario, CIC a permis à des centaines de petits citadins de l’Ontario de participer au programme amusant, éducatif et interactif Sur la piste des marais », a conclu Janice Eales.

Le projet Sur la piste des marais (Project Webfoot en anglais) propose aux jeunes des activités interactives amusantes. En même temps, il apprend aux élèves de 4e année de l’Ontario le rôle important que jouent les terres humides dans l’environnement et dans leur vie.

Voici ce que certains élèves de l’école publique John P. Robarts de London ont répondu quand on leur a demandé ce qu’ils ont aimé le plus de leur expérience dans les milieux humides et ce qu’ils ont appris.

« Ce que j’ai préféré, c’est quand on a pu voir les oies de près et quand on a eu une énigme à résoudre. Le plus épatant, c’était d’être dans la nature. J’ai appris que le microscope est un instrument scientifique vraiment génial. Aussi, une mare d’eau qui se trouve au pied d’une colline qui descend bas, on appelle ça une baissière. »
Dakota

« J’ai appris que pour baguer un oiseau, on pose de petites choses métalliques à ses pattes pour que les gens qui trouvent cet oiseau-là puissent avoir de l’information sur lui. »
Brooke

« Ce que j’ai aimé le plus, c’est quand on est allés au dernier milieu humide. J’ai vu des roches, des poissons, des plantes aquatiques et des canards. C’était super! J’ai appris que toutes les plantes et tous les animaux ont des surnoms. »
Daniel

« Ce que j’ai aimé le plus, c’est quand on a pu regarder tous les animaux, comme les canards, les renards, les phoques, les suisses, les nématodes, les escargots et les hiboux. J’ai appris que quand je marche dans la forêt, ou dans un champ, ou dans une terre humide, il faut faire attention à l’herbe à puces… »
Amanda

« Ce que j’ai le plus aimé, c’est quand on est allés dans le champ, dans la forêt et dans les terres humides…La forêt est la deuxième chose que j’ai aimé de plus. J’ai appris qu’il y a un contrôleur des insectes à tête noire qui vit dans la forêt. »
Devlin

« Mon activité préférée, c’est quand on est allés au marécage et qu’on a vu des plantes qui ont l’air de venir du Parc Jurassique.  J’ai appris que l’herbe à puces a trois feuilles sur chaque tige et quand elle vient de germer, ses feuilles flétrissent. »
Cristo

« …J’ai appris que les loutres de rivière ont les pattes palmées et des griffes tranchantes. Elles mangent des grenouilles, des poissons, des oiseaux et des mammifères. »
Kayla

SOMMAIRE DE LA SUBVENTION
En 2006, la FTO a octroyé à CIC 36 000 $ sur 3 ans, pour permettre à 20 classes additionnelles à London de bénéficier du programme Sur la piste des marais, ainsi qu’une subvention de 169 300 $ sur 2 ans, pour engager un coordonnateur provincial pour ce même programme. En 2005, CIC a reçu 90 000 $ sur 3 ans pour favoriser la prestation du programme Sur la piste des marais à un plus grand nombre de classes à Toronto. 



La Fondation Trillium de l’Ontario relève du gouvernement de l’Ontario.