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Deux ailes et une prière
Votre enfant est atteint d’une maladie très grave. Or, vous habitez à des centaines, voire des milliers de kilomètres, de tout conseiller ou de toute installation médicale spécialisés dans cette maladie. L’aéroport important le plus proche se trouve à des heures de chez vous. De toute façon, cela ne vous aide pas beaucoup, car vous n’avez pas les moyens financiers de traverser la province en avion plusieurs fois par an, pour vous rendre chez le médecin. Il ne reste qu’une solution : voyager pendant des heures en autocar ou en voiture avec un enfant malade.
Tel était le dilemme de Christina Traynor, une mère seule qui habitait Elliot Lake. Juste avant son deuxième anniversaire, sa fille, Mackenzie, avait subi une opération du cœur à l’Hôpital des enfants malades de Toronto, opération qui conduisit par la suite la petite fille à voir régulièrement un pédocardiologue dans ce même hôpital. Qui plus est, elle devait souvent consulter un pédo-gastroentérologue du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (Ottawa) pour d’incessants problèmes de santé.
« Il faut sept heures pour aller en voiture d’Elliot Lake à Toronto, et entre 10 et 12 heures d’Elliot Lake à Ottawa », dit Mme Traynor. « À chaque visite, nous devions rester sur place deux ou trois jours, puis c’était le long voyage de retour en voiture. Ces déplacements stressants et éreintants, nous les faisions deux ou trois fois par an. »
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 La moitié des vols organisés par l’organisme Vols d’espoir accueille des enfants et la personne qui les accompagne.
| Prendre l’avion aurait nettement abrégé chaque voyage, mais, compte tenu du nombre de consultations médicales dont sa fille avait besoin tous les ans, Mme Traynor ne pouvait pas se le permettre financièrement.
C’est alors qu’elle a entendu parler de Vols d’espoir, un organisme qui assure le transport aérien de Canadiens dans le besoin qui doivent suivre un traitement médical sans urgence. Ce service, qui existe dans toutes les provinces et dans les territoires, est à la disposition de patients de tout âge. La moitié des vols organisés par l’organisme accueille les enfants et la personne qui les accompagne. Aujourd’hui, grâce au soutien de la Fondation Trillium de l'Ontario (FTO), il est plus facile aux patients de l’Ontario d’obtenir une aide efficace de la part de Vols d’espoir.
Grâce à une subvention de la FTO, Vols d’espoir a créé le réseau HealthNet, un système de gestion intégré présent sur Internet qui relie dans tout l’Ontario, le personnel, les bénévoles, le personnel médical, les organismes de services sociaux et les lignes aériennes affiliées au programme. Le réseau permet aux particuliers, au personnel médical, aux employés des services sociaux, ainsi qu’aux soignants, de faire une demande d’aide par le biais d’Internet.
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 Le président d’honneur national de l’organisme Vols d’espoir, Marc Garneau, C.C., et Vincent Conville, membre du conseil d’administration de la FTO, lors de la célébration du 25e anniversaire de Vols d’espoir en novembre 2006.
| « Vols d’espoir est un organisme d’une efficacité surprenante et qui effectue un travail considérable avec très peu de moyens », dit Nuala Doherty, chef de programme à la FTO. « Grâce à la subvention de la FTO, l’organisme a créé un modèle informatique élaboré pour réellement rationaliser ses services de bénévolat et sa fonctionnalité. De ce fait, Vols d’espoir est en mesure d’aider beaucoup plus de patients à obtenir les soins dont ils ont besoin. »
« Le prix du vol de chaque patient se monte à environ 100 dollars par rapport au prix moyen d’un billet d’avion qui va chercher dans les 500 dollars et plus », explique le directeur général de Vols d’espoir Doug Keller-Hobson. « Depuis la création de l’organisme en 1986, nous avons organisé le transport aérien de quelque 50 000 Canadiens, leur faisant ainsi économiser plus de 20 millions de dollars.»
Ce sont les lignes aériennes canadiennes WestJet et Air Canada qui fournissent la majorité des places d’avion à Vols d’espoir. Un réseau de 400 pilotes bénévoles assure le reste des vols à bord d’avions privés, en particulier dans les petites communautés ou dans les collectivités reculées.
« Le système de gestion des vols du réseau HealthNet nous permet également de mieux associer un patient admissible à notre service avec un siège offert sur une ligne aérienne commerciale ou grand public », dit M. Keller-Hobson. Vols d’espoir ne se contente pas d’assurer des liaisons par avion vers les grandes villes du Canada. L’organisme s’occupe aussi de l’acheminement des patients à destination et en provenance de petites villes.
« Prenons comme exemple le nord de l’Ontario. Nous pouvons assurer le transport d’un cancéreux habitant un village reculé jusqu’à Ottawa ou Thunder Bay, pour qu’il suive régulièrement un traitement de chimiothérapie », explique M. Keller-Hobson. « La chimiothérapie est assez difficile en soi, sans qu’en plus un patient arrive à l’hôpital épuisé après un voyage de 15 heures en autocar. »
Vols d’espoir fournit aussi un service d’appoint 24 heures sur 24 au Programme de prélèvement d’organes de la province de l’Ontario.
Quant à Mackenzie, elle a aujourd’hui sept ans et se porte bien. Les nombreux déplacements qu’elle effectuait jadis à Ottawa et Toronto ont donc considérablement diminué. Sa mère, néanmoins, compte toujours sur Vols d’espoir pour les examens médicaux qu’elle devra subir à l’avenir, ce qui fait sourire Mackenzie.
«Aujourd’hui, ma fille considère un voyage dans le sud comme une aventure trépidante, elle est ravie de prendre un petit avion », dit Mme Traynor. « Elle est très impatiente d’y retourner ! »
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SOMMAIRE DE LA SUBVENTION En 2004, la FTO a accordé à Vols d’espoir une subvention de 347 700 $ échelonnée sur deux ans, pour créer le réseau HealthNet, soit un système de gestion électronique qui offre un point d’accès public et centralisé aux patients, aux praticiens, aux donneurs et aux pilotes. En 1999, la FTO a octroyé à Vols d’espoir une subvention de 200 000 $ échelonnée sur trois ans pour l’aider à mettre sur pied et à élargir le Programme pour les pilotes privés. En 2002, le Prix d’excellence de la Ministre a été décerné à l’organisme. | |